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Le “Pacte mondial sur les migrations”, ou comment l’ONU impose un monde sans frontières

Le “Pacte mondial des Nations unies pour des migrations sûres, ordonnées et régulières” sera signé, les 10 et 11 décembre, par la France et 189 pays. Au nom des Droits de l’Homme, l’ONU impose sa vision d’un monde sans frontières, où les migrations seraient inéluctables et constitueraient forcément un bienfait pour les pays d’accueil. Et prévoit de faire taire les voix discordantes.

EOn découvrait Emmanuel Macron, entouré de barbelés, le visage grave, en noir et blanc, et ce titre : “ Migrants : Bienvenue au pays des Droits de l’Homme ”. En couverture de L’Obs le 11 janvier dernier, le président de la République était vertement critiqué pour sa politique migratoire, jugée “ indéfendable ” et “ parfois alarmante ” par le fondateur de l’hebdomadaire, Jean Daniel. Les associations de défense des migrants dénonçaient un texte répressif, la majorité macroniste au Palais Bourbon se fissurait pour la première fois du quinquennat. A droite de l’hémicycle, on martelait au contraire que le texte de loi asile-immigration, “ sans principe actif ” et “ inopérant ”, ne proposait qu’une série de “ petits ajustements technocratiques ”. À ceux qui s’interrogent sur la vraie nature de la politique migratoire menée par Emmanuel Macron, le président de la République apportera une réponse, les 10 et 11 décembre prochain. A Marrakech, il signera le “Pacte mondial des Nations unies pour des migrations sûres, ordonnées et régulières”, un texte qui permet, au nom des Droits de l’Homme, de pousser les Etats à se plier à l’idée d’une libre migration et à professer le credo officiel des bienfaits de celle-ci.

Ce “Pacte mondial” avait été approuvé en juillet dernier, dans une indifférence relative des médias français, par tous les membres des Nations unies – à l’exception notable des Etats-Unis de Donald Trump. Lors de la Conférence intergouvernementale qui se tiendra donc au Maroc dans vingt jours, la version finale de ce document sera adoptée par 189 pays. En présence du secrétaire général de l’ONU et de centaines de journalistes, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays signataires se mettront d’accord sur une vision commune qui doit selon eux permettre une gestion du phénomène migratoire à l’échelle mondiale.

Sur quoi repose cette vision ? Le double postulat est indiqué dès le début du document  : les migrations sont un phénomène inéluctable, et elles constituent forcément une richesse pour les pays d’accueil. Fermez le ban. 

Il ne s’agit donc pas de savoir si l’on veut les stopper ou les contenir, mais simplement de trouver le moyen de les gérer le mieux possible. “ Les migrations ont toujours fait partie de l’expérience humaine depuis les débuts de l’Histoire, et nous reconnaissons qu’à l’heure de la mondialisation, elles sont facteurs de prospérité, d’innovation et de développement durable et qu’une meilleure gouvernance peut permettre d’optimiser ces effets positifs ”, lit-on dans les « principes directeurs » du Pacte.

Source: valeursactuelles.com



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